| QUALITE ET MAITRISE DES COUTS :
DEUX RAISONS POUR EXTERNALISER LA FONCTION ADMINISTRATIVE ET
COMPTABLE Les principales attentes des chefs d'entreprises en matière
d'externalisation de la fonction
administrative et comptable se résument à l'optimisation
du coût, à l'augmentation de la
qualité du service, à l'allègement de
la structure et à l'accroissement de sa flexibilité.
Une enquête du Conseil Supérieur de l'Ordre des
Experts Comptables/IPSOS, en
collaboration avec l'Association des Sociétés
d'Externalisation Financière et
Administrative (ASEFA) a été réalisée*
sur un panel représentatif de 150 entreprises sur toute
la France. En effet, mettre en ouvre des moyens pour optimiser le coût
et la qualité de la fonction
administrative et comptable présupposent la connaissance
et la mesure de ces deux paramètres.
On constate généralement une méconnaissance
du coût global de la fonction administrative
et comptable et l'absence de tableaux de bord sur l'apport
qualité de cette fonction. Se pose donc la question de la détermination du rapport
qualité/coût pour cette fonction.
Le coût est classiquement composé de coûts
directs et indirects.
Les coûts directs sont la masse salariale "chargée " de
l'équipe comptable y compris le cas échéant le personnel intérimaire et les
coûts de formation, les coûts d'exploitation et de
maintenance du système d'information comptable, les
coûts des services généraux directement
attribuables à la fonction comptable, ainsi que les
taxes directement attribuables
(taxe professionnelle, sur les salaires, .) Par exemple, pour une entreprise "type " ressortant
de l'échantillon étudié, ayant un
chiffre d'affaires de 135 MF, employant 68 personnes et dont
le service comptable se
compose d'un chef comptable et de 3 comptables, les coûts
directs s'établissement
comme suit (en KF) : - Masse salariale : 1353
- intérimaires : 40
- formation : 30
- Coût système d'information : 237
- Honoraires : 150
- locaux : 287
- Documentation : 5
Total coûts directs : 2102 Ce tableau démontre que 2/3 des coûts directs de
la fonction administrative et comptable
sont des coûts salariaux et s'établissent à 526KF
par personne employée dans le service.
Il importe donc dans une approche d'évaluation de ne
pas occulter les coûts autres que salariaux. Les coûts indirects sont relatifs à la quote-part
de l'encadrement du Directeur Administratif
et Financier, de la Direction des Ressources Humaines et des
services généraux. Le coût salarial du DAF n'est pas intégralement
inclus dans la valorisation car il ne fait pas à proprement parler parti de la fonction administrative
et comptable externalisable. Les coûts indirects pour la même entreprise type
sont estimés à 7% des coûts directs.
Ainsi
l'ensemble des coûts hors salaires pèse pour
environ 38% du coût total.
Quant à la non-qualité elle est plus difficile à identifier
et à évaluer. Nous citons, ci-après, quelques dysfonctionnements courants
au sein des entreprises,
générateurs de non-qualité. Le non-traitement des opérations au quotidien, dû à une
surcharge d'activité et à une inadéquation des ressources, entraînera
le manque de fiabilité du reporting, des
relances non justifiées de clients, une perte de temps
liée au traitement des relances fournisseurs. L'absence de contrôle des processus de production de l'information
pourra également être la cause
d'un manque de fiabilité de l'information
comptable et d'une dégradation de
l'image de la fonction, par un manque de temps, une organisation
interne inadaptée et
une inadéquation des compétences. Une perte de temps due à la résolution de dysfonctionnements, à la
complexité de
la gestion des équipes et à une inadéquation
des compétences, pourra entraîner des difficultés
pour le Directeur Administratif et Financier dans l'exercice
de sa fonction. De ce fait, il y aura
un recours plus fréquent et non justifié à des
spécialistes externes. La valeur ajoutée de la
fonction administrative et comptable ne sera plus alors conforme
aux attentes.
Les relations avec l'administration fiscale pourront se détériorer,
si les déclarations sont
déposées avec retard ou si celles-ci sont erronée
suite à une défaillance des procédures
de traitement de l'information et à une méconnaissance
de la réglementation en vigueur,
ceci pouvant engendrer des pénalités. Si les créances clients ne sont pas encaissées à échéance à cause
d'une déficience
de la procédure de suivi et de relance, des surcoûts
financiers devront être pris en compte. Enfin, l'établissement non systématique de bons
de commande dans la procédure
d'engagement des dépenses entraînera une augmentation
du temps de traitement comptable
des factures fournisseurs. Le coût de la non-qualité de la fonction administrative
et comptable est exprimé par ces
quelques chiffres révélateurs issus de l'enquête
CSOEC/IPSOS : 55% des entreprises
interrogées attachent une importance au nombre de réclamations
fournisseurs et 47% à celui des réclamations clients pour factures
erronées, quantité considérée par
11%
d'entre eux comme trop importante. Une personne interrogée
sur trois déclare que son
reporting sort avec du retard et 20% des entreprises reconnaissent
qu'il est réalisé
avec des efforts importants. Les créances en retard
atteignent en moyenne un volume
annuel de 2 MF. Pour appréhender la qualité de la fonction administrative
et comptable, l'ASEFA
préconise aux entreprises la mise en place d'un tableau
de bord de suivi de la qualité,
où chacun des critères retenus peut-être
mesuré sur une échelle variant de 1 à 10
(productivité, contrôle, respect des délais,
organisation comptable, réactivité, etc).
Chaque entreprise peut alors évaluer le "niveau
de qualité " de la fonction par rapport à ses
propres critères. Le rapport coût/qualité est
amélioré en augmentant le niveau de qualité à
coûts équivalents ou en baissant les coûts
tout en préservant le niveau de qualité existant. L'externalisation de la fonction administrative et comptable
a un impact direct sur le rapport
qualité / coûts, par le maintien ou la diminution
des coûts grâce à la mutualisation et à la
disponibilité des ressources spécialisées, à l'accroissement
du niveau de qualité par la
réorganisation des process, la gestion optimisée
des compétences, l'apport des méthodes,
d'experts et de la veille technologique. En ce sens, elle répond
aux attentes des dirigeants. Les experts comptables ont les compétences nécessaires
pour répondre à l'externalisation
des processus tels que la comptabilité générale,
la gestion et la communication financière
, la gestion des comptes de tiers, la consolidation, le traitement
de la paie et l'administration
du personnel notamment. Service de Presse :
MONTRICHARD Relations Publiques
Contacts :
Gilles MONTRICHARD - Benjamin de LA LAURENCIE
Tel. : 01 56 89 80 90 - Fax. : 01 56 89 80 99
2, Avenue MARCEAU - 75008 PARIS |